Passionnés de l’érable

Émilie Bilodeau La Presse

 

DEUX ARBRES SUFFISENT

 

Benoit Paquin, lui, n’a pas eu besoin de bouquiner pour apprendre les rudiments de l’acériculture. Il a tout appris de ses parents qui entaillaient les érables de leur terre de Mont-Laurier quand il était petit.

Au lendemain de l’achat de son terrain en 1966 dans un quartier résidentiel de Laval, il a planté deux érables dans le but précis de confectionner son propre sirop. Le charpentier-menuisier a même aménagé un espace dans la maison qu’il a construite pour faire bouillir son eau d’érable.

Aujourd’hui âgé de 83 ans, il a développé un fin palais de dégustateur de sirop. Celui qu’il préfère est ambré et possède un petit goût végétal. « J’ai planté deux variétés d’érable. Celui en avant, c’est un érable plane et il est plus sucré que celui en arrière, un érable franc. Je mélange la sève des deux arbres. C’est un peu comme le vin quand on mélange les cépages », raconte celui qui confectionnait son sirop bien avant la vague du fait maison.

Une balade dans le quartier de M. Paquin a d’ailleurs quelque chose d’un peu surréel pour une banlieue urbaine, car il n’est pas le seul à suspendre des chaudières en aluminium à ses arbres. Son voisin, par exemple, se fait une réserve de sève dans son congélateur pour cuire son gruau dans l’eau d’érable tout au long de l’année. Chic, vous dites ?

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