Dr. Cyril Onesime Paquin (submitted by Maureen Young)I5804

Dr Cyril Onésime Paquin (traduit par Jean Paul Paquin)

 

Cyril O. Paquin est né le 12 décembre 1832 à Québec. Il étudia la médecine à l’université du Michigan où il est inscrit comme non-gradué vers 1865-66. Au recensement de 1860 il est enseignant et demeure au Wisconsin.

 

Cyril a épousé en première noce, Ann. Au recensement de 1870 pour le comté de Bremer en Iowa, Fremont, on retrouve Cyril O. Paquin comme médecin de 37 ans natif au Canada. À sa résidence, il y a Ann E., femme de maison de 32 ans et quatre fils ; Frank 6 ans natif du Wisconsin, Herbert M. 3 ans, Samuel 1 an et Charles D. 4 mois, tous trois natifs de l’Iowa.

 

Le 11 avril 1872, Cyril a épousé Mme Elizabeth Caroline (Pullman) Jewett à l’église Méthodiste Épiscopale de Crisco en Iowa. Elizabeth était de trois ans plus jeune que le Dr Paquin. Elle était la fille de Nancy et Nathaniel Pullman, famille qui avait conçu les wagons-dortoirs pour les trains. On retrouve Elizabeth dans le recensement de 1850 du comté Howard, Iowa vivant chez ses parents.

 

Six ans plus tard, on la retrouve dans le comté de Howard avec son premier mari, Francis Henry Jewett, photographe. Le couple avait 3 enfants : Frank, Clinton décédé en bas âge et Minnie Austa Belle, née en 1864 qui épousa plus tard M.George Arthur Smith.

 

À la suite du décès prématuré de M. Jewett, Elizabeth a poursuivi l’exploitation de l’entreprise familiale de photographie en identifiant son emploi comme étant « Artiste en photographie ». Elle était une photographe bien en vue et un adepte de daquerréotypie (1), d’ambrotypie (2) et de photographie. En 1867, elle gagna le trophée du meilleur « Ferrotype » (3) à la foire du comté d’Howard.

 

Après leur mariage, Cyril et Elizabeth se sont installés à Farley en Iowa. En 1875, les Paquin étaient rendus au Minnesota et Elizabeth avait donné naissance à leur fille Genevieve. Le Dr Paquin a travaillé sur la réserve des Sioux Sisseton-Wahpeton de Lake Traverse à peine de l’autre côté de la frontière au South Dakota.

 

Il existe une tradition racontée par Dan Laidlaw, qui veut que le Dr Paquin à un moment donné aurait soigné le chef indien Crazy Horse :

« Crazy Horse serait tombé de sa monture et gisait inconscient sur le sol. Les guerriers indiens sioux auraient fait venir le Dr Cyril Paquin qui avait une bonne réputation en tant que médecin. La famille Paquin a d’abord cru que c’était la fin lorsque les guerriers sioux se sont présentés à la porte. Leurs voisins, les Jewett, avaient été massacrés quelques semaines auparavant par des guerriers indiens.

 

Leur fille, qui raconte l’histoire, savait que le choix s’avérait difficile. Cyril a sagement accepté d’accompagner les guerriers. Il soigna Crazy Horse et demeura à ses côtés jusqu’à la récupération complète de ce dernier.

 

La famille, a non seulement été protégée contre les attaques subséquentes, mais aussi Cyril a reçu, à titre honorifique » la ceinture « Wampam » des mains de Crazy Horse.

 

Des dizaines d’années plus tard, la ceinture a été examinée par un Indien sioux, ami du père de Dan Laidlaw, qui authentifia le cadeau qui portera dorénavant une mention en ce sens.

 

Dans les années 1880, Cyril et Elizabeth ont accueilli deux enfants perdus, encore trop jeunes pour dire qui étaient leurs parents et d’où ils venaient. Les recherches faites par les gens de la communauté sont demeurées vaines. La petite-fille est décédée et les Paquin ont adopté le petit garçon qu’ils prénommèrent Will Paquin.

Le recensement de 1880 indique que Elizabeth C. Paquin demeure à Logan au Minnesota avec les enfants issus des deux mariages : Frank A. Jewett 25 ans, Frank R. Paquin 16 ans, Minnie Jewett 16 ans, Herbert M. Paquin 13 ans, Samuel S. Paquin 12 ans et Genevieve E. Paquin 4 ans.

 

(1) Daquerréotypie : dispositif photographique qui fixait une image sur une plaque de cuivre argentée exposée en chambre noire.

(2) Ambrotypie : le positif d’une photo sur le dos d’une vitre ambrée.

(3) Ferrotype : procédé qui supplanta peu à peu l’ambrotypie et qui permettait d’appliquer le positif d’une photographie sur une fine couche de métal pour être utilisé dans le processus d’imprimerie.