René Paquin

Le jeudi 24 janvier 2008
Amputé, l'ex-chauffeur des Capitales est toujours hospitalisé
«Au moins, je vois grandir mes enfants»

 

L'histoire de René Paquin, publiée dans ce quotidien le 28 novembre, a ému beaucoup de lecteurs. La veille de subir l'amputation de la jambe droite, le chauffeur de l'autocar des Capitales skiait pour la dernière fois sur deux jambes au Mont-Sainte-Anne en compagnie de ses enfants, Steven et Karen, de Michel Laplante, Kevin Beavers, Keith Dunn, Goefrey Tomlinson et Steven Paquin, membres du personnel de l'équipe de baseball.Trois mois plus tard, Paquin demeure toujours hospitalisé à l'Hôtel-Dieu, où il se remet péniblement de l'amputation de sa jambe à la hauteur du bassin.

24 heures

 

«L'intervention a duré 24 heures sous la supervision du docteur Norbert Dion, explique Paquin. Je reçois beaucoup de traitements. Les médecins n'ont pas encore réussi à refermer la plaie et il y a eu de l'infection.»

Paquin ne s'attendait pas à demeurer aussi longtemps à l'hôpital. Il ne peut pas vraiment se déplacer, et quand il le fait, ce n'est pas une partie de plaisir.

 

«Il y a des journées comme celle de lundi où pleurer longtemps et abondamment me ferait du bien, le résultat d'une accumulation de souffrance. Je suis dépendant du personnel médical, qui se débrouille comme il peut avec les compressions budgétaires. Le moindre petit traitement comme celui de changer mes pansements vient me chercher. Il ne me servirait à rien de m'apitoyer sur mon sort.»

 

Cloué au lit, Paquin se motive comme il peut. «De simples petits bonheurs font mes journées. Je reçois beaucoup d'encouragement et de réconfort de ma famille, de mes amis, et même de la part d'inconnus qui ont pris connaissance de mon histoire dans les journaux. Quand je regarde par la fenêtre de ma chambre, je vois le bassin Louise. Je peux y apercevoir ma fille lorsqu'elle va s'y entraîner en canot.»

 

Mieux que mourir

 

Paquin traverse une épreuve extrêmement difficile, mais il l'accepte. «Si les médecins ne m'amputaient pas, je mourais. Au moins, je suis toujours vivant et je vois grandir mes enfants.»

 

Rappelons que des spécialistes avaient décelé une masse de la grosseur d'une balle de softball à l'intérieur de laquelle le nerf sciatique était coincé. Paquin, 49 ans, savait que le bassin et le coccyx seraient considérablement réduits lors de l'opération.

 

«Je poursuis mon combat. Mon but est de sortir d'ici le plus tôt possible et de reprendre ma vie. Quand j'analyse tout ce que je vis et endure depuis plusieurs semaines, je tire la conclusion qu'il faut être en forme pour être malade.»

 

Il skiera de nouveau

 

Il ne renonce pas à son projet de skier à nouveau. «Vous me verrez dévaler les pentes sur une jambe au Mont-Sainte-Anne.»

 

Ce jour-là, il faudra être présent afin d'assister à cette autre victoire de ce combattant.

 

P.S. Je remercie  M. Albert Ladouceur qui m'a permis de mettre son texte sur le site.