Quelqu’un de chez nous.

Quelqu’un qu’on appréciait beaucoup, qui faisait partie de notre famille paroissiale.

On aimait sa bonne humeur, sa joie de vivre, ses taquineries.

Mais, avant d’être ici, que faisait-il ? Vous voulez le connaître un peu plus ?

 

 

C’est le 31 janvier 1930 que Marie-Jeanne Gauthier donne naissance à son premier enfant. C’est un garçon.

Deux autres garçons suivront, puis une fille, Aline. Le père, Samuel, marin, puis pilote sur le Saint-Laurent, est tellement fier de sa petite famille.

Le bébé a été baptisé à l’église de la paroisse, l’église Saint-Joseph de Deschambault.

On donna à l’enfant, le nom de Jacques.

Le petit garçon avait 6 ans quand il a été confirmé à l’église de Deschambault par Mgr Joseph-Omer Plante.

C’était en 1936.

Adolescent, il continua ses études au Séminaire de Trois-Rivières puis à Pont-Viau où il entra au Séminaire des Missions Étrangères.

Le 4 juin 1955, il a été reçu diacre par le cardinal Paul-Émile Léger

Et le 29 juin, il a été ordonné prêtre à Deschambault par Mgr Bruno Desrochers.

Et sa carrière commença…

Combien de fois a-t-il déménagé dans sa vie ?

À Rome, il étudia pour l’obtention d’une Licence en Droit canonique puis à Bruxelles pour l’obtention d’un diplôme en Catéchèse.

Et le voilà prêt à partir pour les Philippines, comme missionnaire.

Les Philippines… pays constitué de 7 107 îles. D’origine volcanique. D’ailleurs, plusieurs volcans sont toujours actifs. Rappelons-nous la dernière grosse éruption, celle du mont Pinatubo.

Et c’est dans ce pays que s’en va le jeune Père Paquin.

Mais, pour parler avec les gens de son nouveau pays, il a fallu qu’il apprenne le visayen ce qu’il fit tout en acceptant la nomination de vicaire à Penaplata.

L’année suivante, il devint chancelier et vicaire de Davao.

Davao est l’une des plus importantes villes des Philippines. 1 530 360 habitants. 50 % de la ville sont constitués de marécages et de forêts. On y retrouve des plantations de bananes, de café et d’ananas.

Plus tard, il se rendit à East Asian Pastoral Institute de Manille pour obtenir un diplôme de Pastorale.

Et on le redemanda au Québec où on avait besoin d’un secrétaire exécutif de l’Office diocésain de Pastorale missionnaire. Puis il revint à Pont-Viau où il est nommé Directeur à l’Animation missionnaire.

Vous pensez que sa mission s’arrêta là !

En 1977, il sera nommé directeur général des Oeuvres pontificales missionnaires au Canada français.

Et c’est un 1984 qu’il retourna aux Philippines comme vicaire puis curé dans la paroisse Santa Anna à Davao.

Et on le redemandera à Québec pour être l’Aumônier des Sœurs du Bon-Pasteur.

Et à Davao aux Philippines où il fit du ministère à l’Hôpital San Pedro.

Et puis, pourquoi pas, un court stage d’études à Jérusalem, au Centre Ecce Homo ?

Il revint au Québec où, en 1999, il est Curé puis prêtre aidant à Deschambault.

Quelle vie mouvementée et tellement intéressante !

Mais, le magnifique monument historique qu’est notre église semble l’interpeller depuis quelques années.

C’est en l’an 2000, avec d’autres bénévoles, qu’il mit sur pied la Fondation Saint-Joseph-de-Deschambault dont le but était la conservation et l’entretien de notre église.

Et les événements pour amasser des fonds se succédèrent, surtout des concerts et pendant plusieurs années, le théâtre des jeunes.

Maintenant, c’est la Fête du Printemps et la Fête de l’Automne comme aujourd’hui.

Depuis le début, la Fondation a réussi à ramasser près de 200 000,00 $

C’est magnifique, n’est-ce pas ?

Même s’il était à sa retraite, l’abbé Paquin continuait, à l’occasion, de faire du ministère. Et il était toujours prêt à rendre service quand on le lui demandait.

Nous sommes très fiers de l’avoir compté parmi nous.

Le but de ce message consistait à le féliciter pour ses 60 ans de vie sacerdotale parmi nous.