DSC03798DESCHAMBAULT- Plus de 600 descendants des douze familles souches de Deschambault ont foulé avec émotion la terre de leurs ancêtres, en juin dernier, pour fêter le tricentenaire de ce village.

 

 

Ils ont été accueillis chaleureusement par la population et les autorités municipales. Visiblement, tous étaient heureux de recevoir les cousins et cousines des quatre coins du Québec ou d'ailleurs en Amérique.

 

«La parenté est arrivée nous visiter tout comme au Jour de l'An, la parenté est invitée pour la journée...», a chanté une dame qui offrait des produits du terroir au marché. Ces mots du poète Jean-Paul Fillion reflétaient tout à fait l'atmosphère des festivités et le plaisir que nous prenions à nous raconter notre histoire.

 

DSC03780Reconnu comme un des plus beaux villages du Québec, Deschambault séduit invariablement les visiteurs.
Comment ne pas tomber sous le charme de ses immeubles historiques, de ses jardins fleuris et de ses élégantes habitations patrimoniales.DSC04010

 

De même, traverser le marché public du 300e en route vers le centre communautaire était pour nous une promenade «gustative et jouissive». Des producteurs, souvent en costumes d'époque, invitaient les gens à déguster leurs bons petits plats ou à se sucrer le bec.DSC07271

 

Les musiciens du groupe Les Quéteux faisaient entendre leurs airs traditionnels le long de la rue pendant que divers conférenciers entretenaient les «dîneurs» réunis sur la place. Quel plaisir que d'entendre raconter l'évolution de «La cuisine familiale de la plaine du Saint-Laurent» par l'auteur de cet ouvrage, Michel Lambert. Ou encore, d'apprendre les secrets de la pharmacopée populaire recueillis par Hélène Mathieu.DSC03759

 

Chacun se dirigeait ensuite vers la raison d'être de cette journée, la découverte de la généalogie des douze familles souches de Deschambault. Huit d'entre elles avaient installé des stands au centre communautaire pour aider chacun à faire ses propres recherches.

 

DSC03976-001Dans le cas des Paquin, l'infatigable animateur du site web, Jean-Marie Paquin, son épouse Gaby et sa fille Émilie dispensaient généreusement les fruits de leurs recherches. C'est ainsi que j'ai eu le plaisir de remonter l'arbre généalogique de ma famille, directement depuis mes parents en Outaouais, jusqu'à l'arrivée de Nicolas Paquin au XVlle siècle. Tout ça en moins d'une heure.


Plus tard en soirée, sous le grand chapiteau, nous avons partagé un repas communautaire avec les centaines de Arcand, Marcotte, Nault, Montambault, Mayrand, Saint-Amand, Bouillé, Perron et Gauthier, venus comme nous, remonter le fil du temps.DSC04038DSC07687

 

Le lendemain nous avons effectué une visite émouvante sur la terre ancestrale des Paquin et tissé de nouveaux liens au cours d'un barbecue d'au revoir gargantuesque. Les plus jeunes ont prolongé la fête au son de la musique et des chants des Charbonniers de l'enfer et des Quéteux.

 

Si vous ne pouviez vous joindre à nous lors des «Grandes retrouvailles», nous vous suggérons fortement de vous rendre à Deschambault avant la fin de l'été.


À voir absolument, la merveilleuse exposition sur l'architecture des maisons traditionnelles du Québec dans l'ancien presbytère. Profitez-en aussi pour voir le Sentier des pionniers au coeur du village. Vous y trouverez une série de plaques historiques qui retracent le parcours des familles souches depuis leur arrivée en Nouvelle-France.

 

Avant de quitter Deschambault, nous vous suggérons d'aller vous recueillir devant deux monuments de la famille Paquin. Le premier, en pierres des champs, marque l'emplacement de la terre ancestrale à l'entrée du village. Le deuxième, ornée de l'ancre d'un navire, rend hommage aux nombreux Paquin qui ont été pilotes sur le fleuve Saint-Laurent.

 DSC03727Ancre de la goélette SophiaTexte de Gilles Paquin

 

 

Gilles Paquin est un journaliste québécois à la retraite du journal La Presse, ayant travaillé pour Radio Canada et aussi pour le journal Le Droit.

 

Autrefois chef du service International au journal La Presse, il était avant tout reporter à l’international et correspondant québécois à l'étranger.

C'est en 2003 qu'il prend sa retraite où Isabelle Hachey lui succède dans son travail au journal La Presse.